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L'IA africaine oublie 100 millions de personnes handicapées

Langue des signes kényane, voix atteintes de troubles de la parole en kinyarwanda : les données manquent pour que l'IA serve les personnes handicapées. Un réseau de chercheurs veut combler ce vide.

Une formation au numérique (illustration).
Une formation au numérique (illustration).Photo : Hawiphotography, CC BY-SA 4.0 · source
Résumé en 30 secondes
  • Plus de 100 millions d’Africains ont un handicap, mais ils sont absents des données qui entraînent l’IA.
  • Langue des signes kényane, voix en kinyarwanda : les données manquent.
  • Un réseau de chercheurs prépare trois jeux de données et financera des startups.
La suite : Des données qui n’existent pas

Plus de 100 millions d'Africains vivent avec un handicap, selon l'Organisation mondiale de la santé. Dans les 47 pays de sa région Afrique, plus d'une personne sur huit a un handicap important. Or ces personnes sont presque absentes des données qui servent à entraîner les systèmes d'intelligence artificielle.

Des données qui n’existent pas

Les exemples ne manquent pas. Les données en langue des signes kényane sont très limitées comparées à la langue des signes américaine. Les enregistrements de voix en kinyarwanda de personnes ayant des troubles de la parole sont quasi inexistants dans les grands jeux de données. Les outils de sous-titrage en direct peinent avec les accents, les débits rapides et le bruit de fond.

Une étude commandée en 2025 par le programme AI4D, menée au Ghana, au Kenya et au Rwanda auprès de plus de 585 participants, a confirmé que les personnes handicapées sont sous-représentées dans les données d'entraînement.

Ce qui se met en place

Le Hub for AI and Disability Inclusion (HAIDI), hébergé par le laboratoire d'IA responsable de l'université KNUST au Ghana, et le African Disability Data Network préparent trois jeux de données : langues des signes, santé mentale et reproductive, emploi inclusif. Un programme de 18 mois accompagnera des startups, avec des subventions allant jusqu'à 5 millions de shillings kényans (environ 38 600 dollars). Ces initiatives sont soutenues notamment par le CRDI canadien et le ministère britannique des Affaires étrangères.

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Sources
  1. How Africa's AI boom is leaving 100 million disabled citizens behind, TechCabal.

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