Comptes bancaires, mobile money, paiements numériques : en trois ans, le Nigeria a dépassé son objectif d’inclusion financière. Mais selon l’enquête EFInA 2026, seuls 11,9 millions d’adultes empruntent auprès d’une banque ou d’une fintech, et souvent pour boucler le mois.
Ndubuisi Ekekwe, ingénieur nigérian passé par la conception de capteurs pour les premiers iPhone, lance un téléphone fermé, chiffré et relié à sa future Bourse. Un produit de niche dans un marché où plus de 60 % des téléphones se vendent moins de 150 dollars.
La start-up sud-africaine Vambo AI a entraîné MORENA, un modèle couvrant douze langues africaines, grâce à un supercalculateur prêté gratuitement. Le plus dur a été de trouver du texte. Une leçon pour tout l’écosystème.
Un tribunal de Lagos a rejeté l’idée d’un « consentement implicite » des non-utilisateurs dont le numéro figure dans un répertoire. Faute de preuve d’un préjudice, la plainte a pourtant été rejetée. Truecaller rappelle que chacun peut retirer son numéro.
La CBN a réduit son taux directeur de 3,5 points, à 23 %, sa plus forte baisse jamais enregistrée. Dix ans de données montrent pourtant que les taux n’expliquent qu’une petite partie du crédit aux petites entreprises, qui reste marginal.
180 mini-réseaux, 146 000 foyers raccordés : le programme d’électrification a montré que le solaire décentralisé fonctionne. Mais la dévaluation du naira a fait exploser les coûts, et un nouveau fonds de 300 millions de dollars doit prouver qu’on peut attirer l’investissement privé.
Les compteurs divergent, la tendance non : l’argent est revenu plus tôt qu’en 2024, porté par quelques très gros tours de table. Derrière le chiffre record, le nombre de start-up et d’investisseurs actifs recule.
Les délivrances de visas H-1B ont chuté de 52 % en cinq mois. Les données du département d’État montrent qu’aucune autre voie n’a pris le relais. Pour l’Afrique, les visas ont été divisés par deux, et ceux accordés aux Nigérians se sont effondrés.
Luno rachète la kényane GTXN, Yellow Card lève 40 millions de dollars, Onafriq règle en USDC dans plus de 40 pays. Les cryptomonnaies adossées au dollar deviennent une infrastructure de paiement, pendant que les régulateurs écrivent encore les règles.