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La BCEAO cherche les premières fintechs de son laboratoire d’innovation : candidatures jusqu’au 30 novembre

Pour la première fois, la banque centrale de huit pays d’Afrique de l’Ouest invite banques, établissements financiers et fintechs à tester leurs produits sous son contrôle. Qui peut candidater, comment, et ce qui reste à préciser.

Pourquoi c’est importantSi vous dirigez une fintech ou une banque dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), c’est la première porte officielle pour essayer un produit nouveau sans attendre un agrément complet. Les crypto-actifs en sont exclus.

Vue de Dakar. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) y a son siège ; son laboratoire d’innovation financière s’adresse aux acteurs des huit pays de l’UEMOA.
Vue de Dakar. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) y a son siège ; son laboratoire d’innovation financière s’adresse aux acteurs des huit pays de l’UEMOA.Photo : Fawaz.tairou, CC BY 4.0 · source
Résumé en 30 secondes
  • La BCEAO a publié le 14 octobre 2026 l’appel à candidatures de la première cohorte de son Laboratoire d’innovation financière (LIF-BCEAO).
  • Banques, établissements financiers agréés et fintechs ont jusqu’au 30 novembre 2026 pour candidater, par voie électronique uniquement.
  • Les projets liés aux crypto-actifs sont exclus de cet appel.
  • Selon Droit Média Finance, les tests doivent durer six mois ; l’appel ne donne ni durée, ni nombre de places, ni critères de sélection.
La suite : Comment candidater

Une fintech qui veut lancer un produit financier nouveau dans la zone UEMOA se heurte à une question que le régulateur n’a pas toujours tranchée : dans quelle case réglementaire entre-t-il ? Pour y répondre sans bloquer les idées, la BCEAO a un outil, le Laboratoire d’innovation financière (LIF-BCEAO), et elle vient de lancer l’appel à candidatures de sa première cohorte.

Le texte, publié le 14 octobre 2026 sur le site de la banque centrale, est simple. Les établissements agréés et les fintechs qui souhaitent rejoindre le dispositif ont jusqu’au 30 novembre 2026 pour déposer leur dossier. Le laboratoire leur ouvre un cadre d’expérimentation contrôlé : le produit est essayé à petite échelle, sous la surveillance de la banque centrale, avant toute décision sur une autorisation plus large.

Comment candidater

  • Les dossiers sont envoyés uniquement par voie électronique, à l’adresse courrier.zlif@bceao.int, au plus tard le 30 novembre 2026.
  • Les conditions de participation et les modalités de constitution du dossier figurent dans le guide du candidat, accessible sur le site de la BCEAO, rubrique « Les FinTech dans l’UEMOA ».
  • Les questions se posent à la même adresse.

L’appel ne vise pas tous les projets. Il écarte expressément ceux qui portent sur les crypto-actifs, un sujet que la BCEAO traite à part. Pour le reste, le texte de l’appel ne dresse aucune liste de cas d’usage : c’est au guide du candidat qu’il faut se référer.

Six mois de test, selon un média spécialisé

Selon Droit Média Finance, le dispositif doit permettre des expérimentations de six mois ; le laboratoire instruit les demandes et évalue les solutions à l’issue de l’essai. L’appel lui-même ne donne pas cette durée. Il ne précise pas non plus le nombre de places de la première cohorte, les critères de sélection ni la date de début des tests.

Le dispositif s’inscrit dans la politique de la BCEAO envers les fintechs de l’Union, qui réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Ces huit pays partagent une même monnaie, le franc CFA, et une même banque centrale. Le texte de l’appel ne dit pas, en revanche, si l’essai peut se limiter à un seul pays.

Pour les jeunes entreprises de Dakar, d’Abidjan ou de Lomé, le calendrier est serré : moins de cinq semaines restent avant la clôture. Celles qui hésitent ont tout intérêt à lire le guide dès maintenant, puis à écrire à l’adresse indiquée pour lever leurs doutes avant d’envoyer un dossier complet.

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Sources
  1. Appel à candidatures relatif à la première cohorte du Laboratoire d’innovation financière, BCEAO.
  2. Guide du candidat au LIF-BCEAO, BCEAO.
  3. UEMOA, sandbox réglementaire : la BCEAO lance la première cohorte des fintechs en excluant les cryptoactifs, Droit Média Finance.

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